Développement tumoral et pressions mécaniques : des relations élucidées


20 octobre 2014
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Projet mené par Pr Pierre Laurent-Puig
Cette recherche est menée par le Pr Pierre Laurent-Puig, responsable de l'unité « Bases Moléculaire de la réponse aux xénobiotiques » à l'université de médecine Paris-Descartes.
Le projet de Laurent Puig a été sélectionné en 2013 par le Conseil scientifique de la Fondation.
Certaines personnes atteintes du cancer du côlon sont traitées grâce à des anticorps produits en laboratoire, appelés « anti-EGFR », dont l'efficacité est variable selon les patients.
Les anti-EGFR se fixent sur des molécules présentes à la surface des cellules cancéreuses et bloquent la multiplication de ces dernières.
Le Pr Laurent-Puig souhaite pouvoir identifier des facteurs prédictifs de la réponse au traitement afin d'orienter au plus vite les malades vers la meilleure thérapie.
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Le cancer colorectal est une pathologie malheureusement encore très répandue, particulièrement dans les pays développés. En France, c'est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme avec près de 19 000 cas recensés en 2012 et le troisième chez l'homme avec 23 200 cas diagnostiqués la même année.
95 % des patients ont plus de 50 ans au moment du diagnostic. Malgré des progrès constants dans la prise en charge de la pathologie ces dernières années, le cancer colorectal représente la deuxième de cause de décès par cancer en France. Un véritable fléau à éradiquer à tout prix.
Le traitement de la maladie repose en premier lieu sur la chirurgie, qui vise à enlever la partie du côlon malade. Il peut s'y associer la radiothérapie et la chimiothérapie. Depuis 2005, certains patients atteints du cancer du côlon sont traités grâce à une thérapie ciblée, des anticorps produits en laboratoire appelés « anti-EGFR ». LEGF est une substance produite par le corps humain, qui accélère la division cellulaire lorsqu'elle se fixe à la paroi des cellules, sur son récepteur appelé lEGFR. Le médicament anticancéreux anti-EGFR a pour action de se fixer sur le récepteur de lEGF afin de bloquer la multiplication des cellules cancéreuses.
Seulement, la thérapie n'est pas efficace pour tous les patients. « Nous avons constaté que seuls 50 % des patients réagissaient au traitement » souligne le professeur Laurent-Puig, Directeur de l'unité de recherche Inserm UMR-S775 à l'université de médecine Paris Descartes. « Nous savons aujourd'hui que cela dépend d'un gène appelé KRAS. Si le gène du patient est normal, le cancer peut réagir au traitement. Dans le cas contraire, si le gène est muté, il n'y a aucune réponse. »
Depuis 2007-2008, l'administration de ce traitement a donc été restreinte aux patients dont le gène est normal. Néanmoins, cette distinction n'est pas encore suffisante pour prédire l'efficacité du traitement.
Les travaux du Pr Laurent-Puig visent à caractériser le profil biologique d'un grand nombre de cancers colorectaux dont le gène KRAS est normal. L'objectif est de développer un test simple, efficace et peu coûteux, afin d'identifier les tumeurs pour lesquelles le traitement sera réellement efficace. « Nous cherchons une substance, un biomarqueur, qui nous permette d'établir un pronostic de la réponse aux traitements « anti-EGFR » parmi ces patients ».
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Développement tumoral et pressions mécaniques : des relations élucidées
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Voyage sur les rives du côlon avec le Cancer travel tour
Cancers
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