Maladies pulmonaires inflammatoires : développer des médicaments capables de traverser le mucus pulmonaire


02 mai 2016
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Projet mené par Florian Dilasser
Cette recherche est menée par Florian Dilasser dans l'équipe « Signalisation et hypertension artérielle » dirigée par Gervaise Loirand à l'Institut du thorax de Nantes.
Cette somme a été attribuée à Florian Dilasser pour la réalisation de sa thèse. Le jeune chercheur est lauréat du prix Marianne Josso qui propose à un étudiant titulaire d'un Master, une aide pour réaliser une thèse de sciences consacrée à la recherche en pneumologie.
L'asthme est une pathologie inflammatoire chronique dont les symptômes ne sont pas toujours bien contrôlés par les traitements.
Les chercheurs redoublent d'efforts pour mettre au point de nouvelles thérapies.
Ils s'intéressent à une protéine appelée Rac1 dont le blocage dans les cellules musculaires bronchique pourrait être une stratégie thérapeutique prometteuse.
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L'asthme est une affection inflammatoire chronique des voies aériennes. Aujourd'hui, on estime que 6,7 % des Français en sont atteints, et le nombre de patients concernés par cette maladie augmente dramatiquement depuis les 30 dernières années. L'asthme est une maladie des bronches, « conduits » amenant l'air jusqu'aux poumons.
Sous l'effet de différents stimuli, les cellules musculaires de leurs parois peuvent se contracter de manière excessive et gêner le passage de l'air : c'est l'hyperréactivité bronchique. Souvent silencieux, l'asthme se manifeste par des crises dont les symptômes sont une toux sèche, des sifflements, des difficultés respiratoires ou encore un essoufflement, entrecoupées de phases d'accalmie.
Les traitements pharmacologiques actuels sont insuffisants pour de nombreux patients et une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans le développement de l'asthme permettrait de déterminer de nouvelles cibles et stratégies thérapeutiques.
Florian Dilasser et son équipe d'accueil s'intéressent plus particulièrement à l'asthme « allergique », dont les crises sont déclenchées par un agent allergène présent dans l'environnement.
Les chercheurs souhaitent mieux comprendre le rôle dune famille de protéines, les protéines Rho, dans cette pathologie. Ces protéines contrôlent des fonctions essentielles telles que la migration, la prolifération cellulaire mais également la contraction des cellules musculaires lisses.
Les premiers résultats obtenus par l'équipe montrent chez la souris asthmatique que l'inhibition de Rac1 (protéine membre de la famille Rho) dans les cellules musculaires lisses prévient fortement l'hyperréactivité bronchique.
Leur objectif au cours de ce projet de recherche est d'identifier le rôle de la protéine Rac1 dans le contrôle de la contraction des cellules musculaires lisses des voies respiratoires, et dévaluer son implication dans l'hyperréactivité bronchique associée à l'asthme allergique chez l'Homme.
Ainsi, l'inhibition pharmacologique de Rac1 deviendrait une nouvelle stratégie thérapeutique dans la prise en charge de l'asthme allergique.
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Maladies pulmonaires inflammatoires : développer des médicaments capables de traverser le mucus pulmonaire
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