Rétinite pigmentaire : une thérapie cellulaire prometteuse


01 décembre 2017
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Cette recherche est menée par Tushar Chauhan dans l'équipe « Eco-3D » dirigée par Yves Trotterau Centre de Recherche Cerveau et Cognition de Toulouse.
Financement attribué en 2017 à Tushar Chauhan dans le cadre d'un stage post-doctoral.
La dégénérescence maculaire liée à l'âge est une pathologie de la rétine qui conduit à une baisse de la vision centrale au cours du temps.
Aujourd'hui, les traitements ne permettent que de ralentir la progression de la maladie, sans pour autant la soigner.
Des chercheurs souhaitent comprendre quels sont les mécanismes d’adaptation cérébrale des patients face à la maladie, avec pour objectif la mise au point de protocoles de rééducation.
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La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie de l'œil dont souffrent plus d'un million de personnes en France, soit environ 8 % de la population. Elle se caractérise par une atteinte de la partie centrale de la rétine (la macula). À un stade avancé, une tache aveugle apparaît au centre du champ de vision, tandis que la vision en périphérie est toujours présente. Ses conséquences dans la vie quotidienne sont désastreuses au niveau de la lecture, de la conduite ou encore de la reconnaissance des visages. Ce déficit visuel central s'intensifie avec l'âge : il affecte généralement la population au-delà de 50 ans. Plusieurs facteurs de risque de développer la maladie ont été identifiés tels que l’âge, la prédisposition génétique, le tabac et probablement l’exposition solaire excessive jeune. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement curatif de la DMLA, mais seulement des thérapies visant à freiner sa progression. Les chercheurs souhaitent donc découvrir des moyens de mieux prendre en charge la maladie.
Tushar Chauhan s’intéresse à la manière dont les régions cérébrales impliquées dans la vision s’adaptent à la dégénérescence maculaire progressive,et ceci afin de mettre en place des protocoles de rééducation visuelle personnalisés et adaptés à chaque patient.
Pour cela, le chercheur souhaite utiliser une approche innovante multidisciplinaire qui allie à la fois analyses poussées en informatique et en mathématique, études comportementales mais également imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (une technique d’imagerie qui permet d’analyser les neurones actifs lors de processus moteurs, sensitifs, perceptifs ou encore cognitifs).
Le protocole de recherche fait appel à un groupe de patients touchés par la DMLA et suivis au CHU Purpan à Toulouse. Les chercheurs s’intéresseront au phénomène de « plasticité cérébrale », c’est-à-dire la manière dont les réseaux neuronaux se réorganisent entre eux en fonction des stimuli extérieurs. Des modèles mathématiques qui simulent l’évolution des réseaux neuronaux de la vision ont préalablement été créés. L’équipe mesurera divers paramètres chez chaque patient, et y appliquera leurs modèles mathématiques préétablis afin de faire des prédictions de l’évolution de leur vision. Ces prédictions seront ensuite confirmées à partir de tests comportementaux. Il s’agira, par exemple, de demander aux patients de détecter des objets présentés dans différentes parties de leur champ visuel.
Grâce à ce projet, le chercheur espère recueillir les données nécessaires à la mise au point de protocoles de rééducation visuelle personnalisée à chaque patient atteint de DMLA. Une telle rééducation pourrait s’avérer une approche complémentaire des thérapies actuelles.
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