Sclérose en plaques : mieux caractériser les mécanismes immunitaires protecteurs


01 juin 2016
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Cette recherche est menée par María Cecilia Angulo et son équipe au « Laboratoire de neurophysiologie et nouvelles microscopies » à Paris.
Cette somme a été allouée à María Cecilia Angulo et son équipe en 2015 pour mener à bien ce projet.
Les maladies liées à une destruction de la myéline recouvrent un large spectre de pathologies dont la plus fréquente est la sclérose en plaques.
Les chercheurs redoublent d'efforts pour trouver de nouveaux traitements.
Leurs espoirs reposent sur l'exploration de mécanismes qui stimuleraient la fabrication de myéline par l'organisme.
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Les maladies de la myéline regroupent plusieurs pathologies neurologiques. La plus fréquente est la sclérose en plaques qui touche environ 80 000 personnes en France. Pour le moment, il n'existe pas de traitement pour guérir ces maladies, mais seulement des thérapies qui agissent sur les symptômes. Aussi, les chercheurs souhaitent explorer de nouvelles pistes pour mettre au point des thérapies innovantes.
Toutes ces pathologies ont en commun une atteinte de la myéline, une membrane graisseuse qui enveloppe les neurones et leurs prolongements, les fibres nerveuses, dans le cerveau et la moelle épinière. Son rôle est de faciliter la transmission des messages électriques le long des fibres nerveuses dune partie à l'autre du corps. La myéline est essentielle pour effectuer des actions motrices ou sensitives : ainsi, toute pathologie qui touche son processus de formation ou entraîne sa dégradation est à l'origine d'handicaps potentiellement sévères. Pour le moment, il n'existe pas de traitements curatifs de ces maladies.
María Cecilia Angulo et son équipe s'intéressent aux mécanismes cellulaires qui permettent la génération des cellules chargées de fabriquer la myéline, les oligodendrocytes, au cours de la formation du système nerveux, et à leurs anomalies lors de maladies neurologiques. On sait qu'au cours du développement cérébral, des cellules appelées NG2 se multiplient puis se spécialisent en oligodendrocytes.
Les chercheurs pensent que deux types de neurones régulent la multiplication et la spécialisation des cellules NG2 : les neurones glutamatergiques et GABAergiques. Les chercheurs souhaitent explorer cette hypothèse à l'aide de techniques avancées de biologie cellulaire chez plusieurs modèles animaux.
Les recherches de María Cecilia Angulo et son équipe pourraient permettre d'identifier de nouveaux mécanismes impliqués dans la fabrication de la myéline, et ainsi d'ouvrir la voie à des nouvelles stratégies thérapeutiques aux pathologies associées comme la sclérose en plaques.
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Sclérose en plaques : mieux caractériser les mécanismes immunitaires protecteurs
Sclérose en plaques : des défauts de remyélinisation dans certaines zones cérébrales associés à une plus grande neurodégénérescence
Sclérose en plaques : une nouvelle gaine pour retrouver la forme
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